La biodiversité

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BIODIVERSITÉ

“La variété de tous les êtres vivants sur notre planète”

La diversité des écosystèmes, le nombre et la variété des habitats, comme les coraux, les forêts, les zones humides…La diversité des espèces, la diversité génétique, la différence de contenu en ADN entre les individus d’une même espèce. Chaque espèce et organisme travaillent ensemble dans l’écosystèmes comme une toile complexe, ils maintiennent l’équilibre et soutiennent la vie. Il existe plus de 1,2 million d’espèces de plante et d’animaux déjà identifiées, mais les scientifiques s’attendent à ce qu’environ 7 millions d’autres soient découverts à l’avenir.

Et parmi elles, toutes avec toutes leurs ethnies et diversité culturelle vivent les homo sapiens ayant un impact significatif sur les écosystèmes de la Terre.

La biodiversité est bien plus qu’une jolie carte postale. Elle est nécessaire au bien être de tous les modes de vie sur la planète, y compris les humains. Elle est à la base même de nos économies, de nos moyens d’existence, de notre sécurité alimentaire, de notre santé et de notre qualité de vie. La banque mondiale a estimé à 130 000 milliards dollars US par an la valeur des services écosystémiques tels que la photosynthèse, la production d’oxygène, la purification de l’air, le contrôle de la chaleur, la nourriture, le bois et d’autre matières premières sans oublier les bénéfices non matériels de notre interaction avec la nature, tels que récréatif ou spirituels.

Toute Fois Nous Assistons À Divers Pressions Sur La Biodiversité :

L’expansion des zones urbaines et de l’agriculture: la gestion du paysage marin et du paysage et de la dégradation des sols, contribuent à l’élimination, à la fragmentation ou à la réduction des habitats, tels que les forêts, les côtes ou les prairies.

L’extraction non durable intentionnellement ou non d’eau douce, de biomasse vivante et de matières non vivantes de la nature – y compris la pêche, la chasse, le braconnage ou la récolte, pour la subsistance ou le commerce.

Changement dans les précipitations, la température – altérant les événements saisonniers tels que la migration ou la reproduction – l’acidification des océans, l’élévation du niveau de la mer ou même des événements extrêmes tels que les incendies, la destruction des habitats et de la nourriture.

La pollution de l’air (y compris les émissions, les bruits et les lumières), la pollution des sols et de l’eau, en particulier les contaminants provenant de l’agriculture, des eaux usées urbaines et industrielles, et l’ensemble des déchets solides, tels que la pollution plastique.

Les “espèces exotiques”, les plantes et les animaux déplacés liés à la mobilité humaine et au commerce, peuvent provoquer des maladies ou concurrencer les espèces indigènes pour l’espace, la nourriture ou d’autres ressources, menaçant la population indigène au fil du temps.

La 6ème Extinction De Masse :

Les extinctions ne sont pas nouvelle. De plus en plus de chercheurs considèrent que nous sommes au milieu du sixième événement d’extinction de masse de l’histoire de la Terre. Le dernier c’est produit il y a 66 millions d’années, l’impact des astéroïdes a anéantis les dinosaures. Pourtant, le 6ème est sans précédent…Parce qu’il est rapide et lié aux activités humaines, ce qui rend difficile l’adaptation de la biodiversité. La proportion de plantes et d’espèces animales menacées d’extinction sur les 8 millions d’espèces estimées, est d’un million, dont beaucoup en l’espace de quelques décennies. Certains sont particulièrement fragiles, comme les animaux marins, avec 1/3 des espèces menacées d’extinction. Si nous perdons toutes ces espèces pouvons nous protéger les autres ? Pas vraiment. En effet c’est plus complexe, il faut des millions d’années pour que les écosystèmes se rétablissent parce que chaque espèce est liée par son habitat ou sa chaîne alimentaire. Alors quelle est la priorité…Crise climatique ?, crise de la biodiversité ? Il est essentiel d’aborder les deux ! Ces deux crises sont différentes mais liées entre elles. L’augmentation du changement climatique a un impact négatif sur la biodiversité…Alors que le déclin de la biodiversité augmente le changement climatique. Depuis 1970, la population de mammifères, d’oiseaux, de poissons, d’amphibiens et de reptiles a diminué de 687%. Alors que la région Europe-Asie centrale a le plus petit déclin démographique, elle a l’une des empreintes de consommation les plus élevées de toutes les régions. La déforestation importé reste un défi majeur pour les pays développés.

Une Gouvernance Internationale De La Biodiversité :

L’IPBES, un organe intergouvernemental indépendant comprenant plus de 130 gouvernements membres, a été créé en 2012. En 2019, les 145 experts de l’IPBES, issus de 50 pays, ont alerté sur le déclin rapide de la biodiversité lors de leur 1ère évaluation mondiale. Il ont fait valoir que grâce au “changement transformateur”, la nature peut encore être conservée, restaurée et utilisée de manière durable. Seulement si nous commençons maintenant à tous les niveaux, du local au global. Ils ont encouragé à adopter des approches intégrées concernant l’agriculture, les systèmes marins, les systèmes d’eau douce et les zones urbaines. En 2021, la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité à Kunming, en Chine, établit un cap mondial et coordonné pour vivre en harmonie avec la nature et préserver la biodiversité. Parce que la nature a un énorme pouvoir : la résilience.

Nous devons nous engager dans des changements transformateurs de nos sociétés, économies et technologies pour avoir un impact positif sur la nature.

Réduire Les Pressions Sur La Biodiversité Cela Passe Par :

Limiter les changements d’usage des terres et mers. Concevoir la planification des politiques urbaines et côtières pour les autorités locales, et apporter plus d’efficacité aux industriels et à la chaîne agroalimentaire.

Offrir des alternatives à la surexploitation. Grâce à l’économie circulaire, fournir des matériaux recyclés (minéraux, papiers, métaux…) à l’industrie, réduire le besoin d’extraction des ressources naturelles.

Lutter contre le changement climatique. Développer de nombreuses solutions pour identifier et suivre les émissions de GES, et éviter leur production (énergie verte, matière recyclée, efficacité énergétique…)

Lutter contre la pollution. Collecte des déchets solides, purification de l’air et élimination des contaminants de l’eau et des sols.

Résister aux espèces envahissantes. Identifier les espèces végétales invasives en les traitant de façon adaptés.

Adapter les installations en zones à fortes biodiversité grâce à l’ingénierie écologique et à la réhabilitation des des étangs, berges, haies…

Limiter l’imperméabilisation des sols, favoriser les ceintures vertes. Revégétalisation des sols pour lutter contre l’érosion.

Changer les pratiques de gestion des espaces verts : en adaptant l’entretien des arbres, en plantant de la végétation locale ou en adoptant des méthodes alternatives d’entretien telles que l’éco pâturage.

Réhabilitation des récifs en transformant les ports en nurseries de poissons inspirées des herbiers marin grâce à des habitats artificiels. Car l’urbanisation côtière a mis en péril la biodiversité de la vie marine.

Intégrer la nature dans les villes avec une meilleur gestion des parcs, des forêts urbaines…

Combiner les infrastructures grises classiques avec les infrastructures vertes.

A l’autre bout du monde, la biodiversité peut être affectée par les choix que nous faisons avec nos cartes de crédit, et qui peuvent contribuer à la surexploitation et la surconsommation des ressources.

Combattre l’impact importé :

S’informer sur l’origine et les composants des produits que j’achète.

Réduire les déchets, produits superflus, jetables ou à fort impact.

Réutiliser avec des produits réparés, réutilisés et recyclables.

Acheter des produits engagés, souvent certifiés ou avec des garanties.

Les produits les plus gros contributeurs de la déforestation importé : Huile de palme, Soja, Bœuf, Papier, Bois, Cacao.

Soutenir La Nature Partout Dans Les Villes, Les Jardins Ou Les Campagnes :

En fleurissant, terrasse, balcons, jardinières, aux pieds des arbres plantez des fleurs mellifère et indigènes !

En abritant, nichoir, mur avec plantes grimpantes, cabane à papillons, toiture végétalisée…Installez des abris dans votre maison ou à votre fenêtre, souvent trop rares pour les insectes et les oiseaux.

En favorisant une flore locale et diversifiée, en privilégiant les intrants naturels, le compost, le paillis ou le sol sans tourbe, en remplaçant les pesticides et les biocides.

En plantant et aménageant arbres, haies, zones herbeuses ouvertes, murs de pierres sèches, étangs…offrent un environnement pour abriter et nourrir la biodiversité.

En rejoignant la science participative, en cartographiant la biodiversité locale en personne en tenant par exemple votre journal de bord sur notre site. Une meilleure connaissance signifie une meilleure protection !

[Tribune] « L’air que nous respirons est aussi important que l’eau que nous buvons »

Après deux années de pandémie rythmées par les variants successifs du SARS-CoV-2, quelles leçons un professionnel du traitement de l’air peut-il tirer de la façon dont le virus a été combattu dans les lieux publics notamment et dans tous les espaces clos de notre quotidien (bureau, restaurant ou encore salle de gym…) ? Sébastien Telle, directeur-général de FläktGroup France, spécialisée dans le traitement de l’air en milieu hospitalier, revient sur l’importance du traitement professionnel de l’air intérieur. 

Le constat de la transmission aéroportée des particules de SARS-CoV-2 a révélé aux non spécialistes que c’est principalement dans l’air, via des particules en suspension, que le virus s’est propagé. Avec les gestes barrières, le port individuel de masques s’est très rapidement généralisé et a contribué à limiter la transmission du virus. Le second constat est que les solutions de purification de l’air ont été à la fois plébiscitées par les consommateurs et étrangement délaissées par les autorités sanitaires françaises, qui n’ont pas édicté de normes, ni procédé à des études ou même reconnu le rôle des purificateurs d’air dans la lutte contre le virus. La recommandation principale a été, pour les lieux publics, les écoles et les bureaux : renouvelez l’air en ouvrant les fenêtres (lorsque c’est possible). Un peu court ?

Chacun sait que le traitement professionnel de l’air existe depuis des décennies et contribue, chaque jour, à sécuriser des milliers de lieux sensibles. En milieu hospitalier, tous les blocs opératoires de France et d’Europe sont équipés de longue date de systèmes performants de ventilation-filtration des particules. Il en est de même dans les laboratoires et sur de nombreux sites industriels nécessitant une dépollution de l’air régulière.

Ces technologies bien connues dans le secteur du BTP, employées dans des systèmes fixes, existent désormais sous la forme de stations mobiles de filtrage de l’air, parfaitement adaptées à un usage grand public et quotidien. Ces purificateurs d’air sont tous équipés de filtre HEPA (le minimum) capables de piéger les virus, les bactéries, ainsi que les champignons, les COV (composés organiques volatils), etc. Il s’agit de technologies professionnelles, conçues pour nous accompagner dans tous les lieux publics à forte concentration de personnes : salles de classe, restaurants, mais aussi théâtres, salles de concert, boites de nuit, etc. Qui n’est jamais rentré dans une salle de cinéma à l’air vicié et reparti enrhumé ?

Réglementation du secteur

Aujourd’hui, nous avons pris conscience que l’air que nous respirons est aussi important que l’eau que nous buvons. Toutefois, une technologie sûre ne suffit pas, elle doit aussi être bien installée. C’est pourquoi le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) conduit actuellement des études en situation réelle pour déterminer les bonnes conditions de fonctionnement des purificateurs dans différents milieux : bureaux open-space, salles d’attentes, etc. Ainsi, l’ensemble des professionnels du traitement de l’air, qui plébiscitent une meilleure réglementation du secteur devraient voir leur vœu exaucé dans les prochains mois. Ceci devrait donner un véritable « appel d’air » aux entreprises concernées, dont la plupart sont françaises ou européennes.

Cela devrait aussi contribuer à assainir un marché désordonné, où prolifèrent depuis deux ans de nouveaux arrivants, fabricants d’électroménager, de meubles ou même de téléphonie, dont l’efficacité des technologies présentées reste trop souvent à démontrer. Le sujet doit pourtant être pris au sérieux. En avril 2021, Santé Publique France a estimé dans un rapport* que près de 40 000 décès seraient attribuables chaque année à une exposition des personnes de plus de 30 ans aux particules fines. Au-delà du Covid et des maladies aéroportées « classiques » (grippe, gastro…) la qualité de l’air constitue plus que jamais un enjeu dont il faudra tenir compte dans les années à venir.

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[Tribune] «La brique est reconnue comme une solution alternative aux emballages plastique»

« Pour répondre aux nouvelles restrictions liées à la volonté des pouvoirs publics de mettre fin au plastique jetable en 2040, ils se tournent vers des alternatives dont l’approche vertueuse laisse à désirer. C’est le cas par exemple des briques multicouches. Bien connues pour la mise en bouteille des jus de fruits, elles remplacent peu à peu les traditionnelles bouteilles d’eau en PET 100% recyclable », soulignait Benoit Paget dans la tribune « Le plastique recyclé, une matière première précieuse à valoriser ». Carole Fonta, Directrice générale d’Alliance Carton Nature (ACN), réagit sur différents points de cette publication dont elle « regrette tant certains propos erronés sur le fond, que les critiques injustifiées apportées aux briques sur la forme ».

Les briques existent depuis de nombreuses années sur le marché du jus comme sur celui du lait et apparaissent plus récemment sur le marché des eaux. Sur ce dernier marché cependant, elles sont bien loin de « remplacer les traditionnelles bouteilles en PET », tout comme sur celui des jus d’ailleurs où la réalité est tout autre. La brique a en effet perdu 22 points de part de marché en 10 ans sur ce marché des jus alors que la bouteille plastique en a gagné presque 30 points sur la même période, avec une tendance qui perdure ces dernières années, tel que le montrent les données de marché d’Unijus« Avec 55,4% de parts de marché volume en 2020 (contre 26% en 2010), les bouteilles plastique (PEt et r-PET) occupent la 1ère place des emballages de jus et nectars, et cela depuis 2017. Les briques carton occupent désormais la 2ème place et leur part de marché continue de chuter d’année en année. Elle s’élevait en effet à 60% en 2010 ; elle n’est plus que de 38% en 2020 ».

Par ailleurs, sur quelle base objective et scientifique l’auteur de la tribune s’appuie-t-il pour affirmer que « l’approche vertueuse – des briques – laisse à désirer » ? Il n’y en a aucune en réalité et les résultats environnementaux de la brique, en particulier en matière d’écoconception et de de recyclage, sont là pour le démontrer (cf. plus bas). Nous ajoutons que cette réalité n’a pas échappé aux pouvoirs publics : le premier rapport « stratégie 3R » (« Quel potentiel 3R d’ici 2025 ? » – Novembre 220) élaboré sous l’égide du gouvernement avait clairement identifié la brique comme une alternative aux plastiques à usage unique monorésine pour certains marchés, alternative confirmée dans le dernier rapport « Stratégie 3R » de 2022.

« Un contenant à double matière, d’abord en carton, mais aussi en plastique ! Un comble quand on sait que le plastique utilisé pour ces briques est, à l’heure actuelle, non recyclable, et qu’il est difficilement séparable du carton. Il l’entraîne donc dans son processus polluant. L’alternative devient moins vertueuse que le contenant initial, un comble vous dit-on ». La brique est un effet un emballage composé majoritairement de carton (75% en moyenne) ainsi que de très fines couches de plastique (21% en moyenne) et d’aluminium (4% en moyenne). Chacun de ces composants assure une fonctionnalité particulière afin de garantir la qualité et la sécurité des produits contenus tout au long de son utilisation : le carton assure la rigidité de l’emballage, le plastique (polyéthylène) l’étanchéité et la protection du produit ; l’aluminium (l’épaisseur d’un cheveu) joue quant à lui un rôle de barrière à la lumière et à l’oxygène. Il est utilisé pour les briques aseptiques, au rayon ambiant, qui ont des durées de conservation plus longues qu’au rayon frais.

« L’ensemble des composants est bien recyclable »

Contrairement à ce qui est mentionné dans cette tribune, l’ensemble de ces composants est bien recyclable, avec un processus de recyclage simple et non polluant. Les briques sont en effet recyclées dans des usines de recyclage papetières en France et en Europe où elles sont placées dans une grande cuve remplie d’eau (pulpeur) qui permet, par brassage mécanique, de séparer facilement les fibres de cellulose du carton, du mélange de plastique et d’aluminium, appelé PolyAl, récupéré par flottaison.

L’intégralité de la fibre (75% de la brique) est ainsi valorisée directement par les papetiers recycleurs pour fabriquer des produits d’essuyage (essuie-mains, essuie-tout) et d’hygiène (papier toilette, mouchoirs) ou des boites en carton. Le PolyAl est envoyé vers des recycleurs spécifiques et utilisé en moulage par injection ou extrusion pour fabriquer différents produits (mobilier urbain et de design, distributeurs de produits d’hygiène, palettes, …). Un tiers de ce PolyAl est recyclé à date avec pour objectif, grâce aux actions et engagements de l’ensemble des acteurs de la filière, que ce PolyAl soit intégralement recyclé d’ici 2025.

Enfin, concernant la comparaison faire avec les bouteilles PET (« le contenant initital »), il est à noter que le taux de recyclage des briques s’établit à 53% en 2020 selon CITEO pour un taux de 55% pour les bouteilles PET, soit un résultat particulièrement proche…

Bois exploité de manière responsable

Concernant la mise en cause du côté « vertueux » des briques alimentaires, nous tenons à rappeler les éléments suivants qui ne sont malheureusement pas évoqués dans la tribune. Les briques sont majoritairement composées de carton, une matière naturelle renouvelable certifié FSC pour toutes les briques commercialisées en France par les membres d’ACN depuis 2018, ce qui permet d’assurer que ce carton est fabriqué à partir de bois exploité de manière responsable. En parallèle à cette démarche, et afin de réduire toujours plus leur impact environnemental, notamment en matière de carbone, les fabricants ont également développé des solutions de substitution du plastique fossile par du plastique d’origine végétale depuis plusieurs années ainsi que des briques de lait sans aluminium.

Si la brique comporte du plastique afin d’assurer l’étanchéité et la protection des produits qu’elle contient, elle permet de réduire de 4 fois le poids de plastique utilisé par rapport à un emballage intégralement composé de plastique, à fonctionnalité identique.

Enfin, comme précisé ci-dessus, la brique est un emballage entièrement recyclable, dans des installations basées en France et en Europe.

Une solution d’emballage vertueuse

La brique trouve donc toute sa place, aux côtés des autres matériaux, afin de proposer une solution d’emballage vertueuse pour répondre aux enjeux environnementaux actuels. C’est d’ailleurs en tenant compte de l’ensemble de ces éléments, que la brique est reconnue comme une solution alternative aux emballages plastiques dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie 3R pour plusieurs secteurs d’activité dont le lait, les jus de fruits et l’eau.

Comme les autres matériaux, cette solution d’emballage doit continuer à s’améliorer afin de répondre toujours plus aux enjeux actuels. Ainsi, au-delà des efforts d’éco-conception déjà réalisés et des actions mises en œuvre sur le recyclage du PolyAl, des actions de R&D ont d’ores et déjà été engagées par les membres d’ACN afin de réduire la part de plastique de leurs emballages dans les années à venir.

La mutation de notre économie en matière d’économie circulaire doit se préoccuper de la fin de vie mais aussi considérer l’ensemble du cycle de vie de nos produits et la reconnaissance de l’utilisation de matières renouvelables certifiées joue un rôle tout aussi important que l’incorporation de matières recyclées dans l’atteinte de cet objectif.

Tout comme la filière PET, nous avons à cœur d’offrir des solutions d’emballages durables et regrettons ces critiques infondées et cette opposition entre solutions d’emballages qui ont toutes leurs atouts mais aussi des marges d’amélioration. ACN s’est d’ailleurs toujours interdit de critiquer les autres emballages.

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Un danger pour la santé

impact sur la santé

Polluants atmosphériques et gaz à effet de serre…même combat ? Les polluants atmosphériques, pour la plupart des particules invisibles et respirables, intègrent de nombreux polluants, dont certains gaz à effet de serre. Les deux sont liés et interagissent souvent.

La pollution de l’air est aujourd’hui le plus grand risque environnemental pour la santé dans le monde

Organisation mondiale de la santé , 2017

15000 le nombre de litres d’air qu’un adulte respire par jour. Les polluants actuels contribuent aux maladies cardiovasculaires aux maladies pulmonaires chroniques et aux infections respiratoires. 7 millions de décès par an dans le monde attribués à la pollution atmosphérique. La pollution de l’air tue plus que le paludisme, le sida et l’alcool. 5000 milliards de dollars, tel est coût de la pollution atmosphérique par an estimé par la Banque mondiale, équivalent au PIB du Japon.

Origines de la pollution atmosphérique. Les études se concentrent souvent sur les effets d’une pollution “combinée”, composée de nombreux polluants agissant en synergie.

  • PARTICULES FINES : PM

Origine : Combustion de combustibles fossiles dû aux activités industrielles, au transport automobile. Taille et composition variable : PM10 = moins de 10 micromètres , PM2.5 = moins de 205 micromètres Risques sanitaires : Pénétration pulmonaire, Altération de la fonction respiratoire globale.

Impact environnemental : Encrassement des bâtiments.

  • COMPOSÉES ORGANIQUES VOLATILES : COV

Origine : Principalement émis par la combustion de carburants ou l’évaporation de produits courants : peintures, colles, décapants, cosmétiques, solvants…

Risques sanitaires : Gène olfactif, Effet cancérigènes, Irritation variant selon le polluant.

Impact environnemental : Effet de serre, Formation de smog

  • LE DIOXYDE DE SOUFRE : SO

Origine : Combustion de matériaux fossiles tels que le charbon et mazout. Principal source : centrales thermiques, combustion industrielle.

Risque sanitaire : Irritation des muqueuses de la peau et des voies respiratoires.

Effet environnementaux : Pluie acide, Dégradation de la pierre et des matériaux.

  • DIOXYDE D’AZOTE : NO

Origine : Émis pendant les processus de combustion. Principales sources : transport 50%, industrie 20%. Risques sanitaires : Irritation bronchique, Aggravation de l’asthme, Infections pulmonaires.

Impact environnemental : Pluies acides, Formation de smog, Couche d’ozone endommagée.

Préoccupation mondiale :

Selon l’Organisation mondiale de la santé 9 personnes sur 10 donc 91% de la population mondiale vit dans des zones où la qualité de l’air dépasse les limites de l’Organisation mondiale de la santé. Des dépassements jusqu’ à 5 fois supérieurs à ces valeurs sont observés dans de nombreuses mégapoles à travers le monde.

Mesurer la qualité de l’air s’inscrit dans un cercle vertueux : Auditer, Traiter, Contrôler.

Aujourd’hui, plus d’une personne sur 2 vit dans les villes. En 2050, ce sera deux sur trois. La concentration urbaine fait de la qualité de l’air un enjeu majeur.

Des micro capteurs de haute technologie ont été installé dans de célèbres rues notamment dans la rue piétonne Paseo Bandera de Santiago au Chili. Alimenté par des panneaux solaires autonomes et sans fil, ils mesurent les principaux polluants atmosphériques. On s’efforce désormais de rendre les villes plus intelligentes, pour aider les autorités locales à adapter leurs politiques publiques.

En France à Renne, équipé de capteurs, les véhicules de collectes peuvent récupérer des données en temps réel pour améliorer les services urbains : qualité de l’air, pollution sonore, perte d’énergie des bâtiments…

Les ruches sont mis aussi à contribution 30% des colonies d’abeilles disparaissent en Belgique. Le suivi de la situation sanitaire des colonies d’abeilles fournit des indicateurs précieux pour analyser la pollution de l’air et identifier d’éventuelles mesures correctives.

Améliorer la qualité de l’air ambiante :

IP’AIR est une solution pour capturer les particules fines. Les appareils situés directement dans les stations de transports en commun, sont capables de purifier près de 10% de l’air d’une station par heure, tout en consommant des quantités d’énergie négligeables. Le traitement utilise un processus d’ionisation positif : injecter un faible courant électrique dans l’air, de sorte que les particules sont attirées comme des aimants vers les panneaux collecteurs. Imiter la nature pour purifier l’air.

Le puits de Carbonne, une colonne d’eau cultivant des microalgues, repose sur le principe de la photosynthèse. A l’instar des forêts, le puits absorbe les polluants atmosphériques tels que l’excès de CO2, les particules fines ou le NO2, et libère de l’oxygène en retour. En captant le carbone présent dans l’atmosphère, les algues se reproduisent et multiplient dans le puits, jusqu’à former une biomasse qui sera ensuite transformée en biométhane, une énergie verte qui peut être utilisée pour alimenter le réseau de gaz de ville.

Superviser la qualité de l’air et maîtriser l’empreinte olfactive des sites industriels demandent de se doter d’outils permettant une cartographie et un suivi de la pollution pour alerter et accompagner l’amélioration des politiques, tout comme combiner des approches techniques et collaboratives. Telles qu’un jury de riverains, définissant ensemble un niveau acceptable vis à vis d’odeurs d’usines.

Le sol

Nos sols

Nourrir le vivant, produire de l’énergie et des matériaux, préserver la biodiversité… Le sol est l’épiderme vivant de notre planète, et il n’est pas renouvelable, pour former 1 cm de la hauteur du sol la Terre a besoin de plus de deux cents ans…

Les sols et eaux souterraines peuvent être contaminées par des produits toxiques issus des industries et de l’agriculture intensive. Les polluants transportés dans l’air peuvent également être rejetés dans les sols par la pluie. Les surfaces en béton empêchent l’eau de pénétrer dans le sol, favorisant les inondations. Les machines lourdes compactent le sol, empêchant la circulation de l’eau et de l’air. Les sols exposés voient leurs éléments fertiles emportés par l’eau ou le vent. Avec de fortes pluies, des dizaines de tonnes de terre par hectare peuvent être emportées chaque année.

Savez-vous quelle sera la population de la Terre en 2050 ? 10 milliards. C’est quatre fois plus qu’il y a un siècle, et 2 milliards de personnes de plus qu’aujourd’hui ! C’est autant de bouche à nourrir tout en restaurant et en préservant l’environnement. Nourrir deux milliards de personnes supplémentaires d’ici 2050. Alors que la faim a fait 821 millions de victimes en 2018.

Les pesticides polluent les sols pendant 5 ans (la surutilisation des pesticides présente des risques pour les services écosystémiques essentiels tels que la pollinisation.), les déchets ménagers pendant 1 à 1000 ans (le carton se dégrades en quelques mois, les canettes prennent 50 ans et les déchets plastiques de 100 à 1000 ! Les décharges sont un complexe de sources de pollution.), les métaux lourds pendant un temps infini (Une gestion inadéquate des déchets industriels a conduit à une pollution des sols par l’arsenic, le mercure ou le plomb…).

Prévenir la pollution en luttant contre la pollution non-règlementée , encourager des modèles agricoles solides. Les décharges à ciel ouvert et les déversements industriels laissent des substances toxiques et dangereuses entrer dans les sols. Les pesticides, les engrais et les produits chimiques s’accumulent dans le sol, polluant les eaux souterraines. Agir en amont peut limiter les intrants et protéger la ressource. Accompagner les agriculteurs situés sur la nappe phréatique, l’une des plus grandes réserves d’eau potable à se convertir à l’agriculture biologique. Fournir des études d’impact et des consultations. Les déchets non collectés menacent les écosystèmes et constituent une priorité de santé publique. Au royaume-Uni, face à la crise du COVID, plus de 2 millions de collectes de déchets à domicile ont été réalisées pendant la première semaine du confinement.

Il est tout à fait possible que les activités soient durables sur le long terme et ne nuisent pas à l’environnement.

Dépolluer les sols c’est possible avec de nombreuses techniques souvent combinées :

  • Hors site : Excavation des sols, pour les évacuer vers un centre de traitement adapté ailleurs biocentre, incinération, décharge,
  • In situ : Traiter la pollution directement dans les sols sans l’excavation traitement par ventilation, thermique, biologique…,
  • Sur site : Création d’un centre de traitement temporaire pour creuser, traiter, et réutiliser les sols sur place désorption, thermique, lavage des sols…

Régénérer le sol avec une irrigation et fer irrigation intelligentes :

Les sols reçoivent la quantité exacte d’eau et d’engrais nécessaire. Utilisant moins d’énergie et d’eau, tout en augmentant l’efficacité des rendements et réduisant la pollution due à l’utilisation excessive de produits chimiques, d’engrais et de pesticides. Grâce aux technologies intelligentes, les données externes et de terrain sont mesurées, en particulier les tendances météorologiques et hydrologiques affectant les sols et les plantes, pour aider les agriculteurs à prendre des décisions et à gérer leurs activités. D’où une meilleure productivité tout en respectant l’environnement.

Construisons le projet Agriculture Péri-urbaine Innovante :

Cette initiative réinvente la chaîne d’approvisionnement de l’agriculture. Pour aligner suffisance alimentaire et éco-responsabilité dans les zones urbaines en soutenant la proximité, la production locale autour des villes. En développant un système d’acheminement moins polluant pour le dernier kilomètre. Du champs à l’assiette, de l’assiette au compost, l’alimentation crée un lien fort qui nous unit à la terre. La production alimentaire, souvent intensive affecte les sols. A nous de changer cela, en choisissant des produits plus respectueux, et… en gaspillant moins !

Les gaz à effet de serre

gaz à effet de serre

Ils emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère. En raison de la multiplication des émissions d’origine humaine, la concentration de gaz à effet de serre augmente à un rythme plus rapide que jamais. Modifiant ainsi le climat de la terre.

L’industrie est en effet le 1er émetteur de gaz à effet de serre, notamment en raison de la consommation de combustibles fossiles. Elle comprend également une source moins visible la pollution. 40% pour l’industrie, 25% pour l’agriculture, 20% pour les bâtiments, 15% pour les transports.

La pollution numérique représente 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, d’ici 2025 son empreinte carbone devrait doubler. 1/4 des émissions sont dues aux data centers, 1/4 sont dues aux infrastructures réseaux, 1/2 sont dues aux équipements des consommateurs comme les smartphones ou les ordinateurs. En conséquence la planète se réchauffe à une vitesse alarmante. + 1°C aujourd’hui alors qu’ à l’ère pré-industrielle (1850) nous étions qu’à +0°C .

+1°C cela peut sembler insignifiant sur le papier. Pourtant les conséquences sont déjà visibles :

Fonte des glaces, des glaciers, du permafrost. Evénements extrêmes tel que des vagues de chaleur ou de froid, des sécheresses, des inondations. Risque sur les ressources, de l’eau potable aux denrées alimentaires.

Chaque demi-degré compte, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat créé par les Nation Unies en 1988, le GIEC regroupe 195 pays membres et des milliers d’experts indépendants. Les scientifiques fournissent des scénarios et des recommandations pour développer des politiques climatiques et réduire les risques futurs.

A + 2°C les conséquences se détériorent rapidement :

  • Parmi lesquelles l’acidification des océans, 99% des récifs coralliens seront détruits alors qu’ils abritent 1/4 de la vie marine.
  • Les incendies et la déforestation vont augmenter. 2 milliards de personnes seront exposées à des vagues de chaleur extrêmes.
  • Le permafrost est un sol gelé depuis des dizaines de milliers d’années, particulièrement présent en Alaska et en Sibérie. Il représente 20% de la surface de la Terre et il contient deux fois plus de gaz à effet de serre que le CO2 déjà présent dans l’atmosphère. C’est une bombe à retardement au delà de 2°C, jusqu’à 50% du permafrost dégèlera. Créant une boucle rétroactive amplifiant l’effet de serre à une échelle à peine concevable. Il sera le principal moteur du réchauffement climatique et il sera hors de contrôle.

D’ici 2030 2050 atteindre +2°C sera le point de non retour.

  • Si l’élévation du niveau des eaux de 50 cm, 570 villes seront confrontées à cette menace d’ici le milieu du siècle. Les coûts économiques mondiaux pourraient s’élever à 1000 milliards de dollars.
  • Si élévation du niveau de 1.1m, plus d’un milliards de personnes vivant dans des zones côtières de basse altitude risqueraient d’être submergées et seraient forcées de fuir. Les villes peuvent encore d’adapter à l’élévation du niveau de la mer et aux inondation côtière grâce à des stratégies de résilience, en déplaçant les zones les plus à risque ou en modernisant les infrastructures existantes avec des protections côtières.

En prolongeant nos pratiques actuelles nous serons en 2100 à +4°C de nombreuses zones géographiques souffriraient de conditions climatiques non visibles, et la montée du niveau de la mer devrait atteindre +60 cm à 1.1m.

Si nous agissons vite et ensemble, nous pouvons nous maintenir à 1,5°C.

Impact climatique sur le capital naturel

impact

La nature fournit des services écosystémiques souvent sous estimés tels que l’absorption de carbone. Elle est aujourd’hui menacée au risque de réduire son rôle d’atténuation. On trouve les forêts absorbant le CO2 pour croître et libérant de l’oxygène, l’océan le plus grand puis de carbone de la planète, les tourbières, une végétation très rare stockant plus de carbone que tout autre type, les baleines absorbant le CO2 dans leur corps, au cours de leurs 200 ans de vie.

Sol, océan, air, eau souterraine, eau de surface, biodiversité, menacé par le changement climatique.

Capital naturel de la Terre :

Le capital naturel de la terre est en danger. Nous vivons la 6ème extinction massive d’espèces. La population d’animaux sauvages a diminué de 60% au cours de 50 derniers années. 1 million d’espèces sur 8 millions dans le monde sont actuellement en voie d’extinction. Avec la pollution, la destruction des habitats et l’exploitation des ressources, le changement climatique est l’une des principales causes qui menace la biodiversité. Il est urgent de protéger les écosystèmes stratégiques comme nos montagnes et littoraux.

Solutions bas carbone :

Réduire l’empreinte carbone en utilisant des matériaux fabriqués à partir de déchets recyclés au lieu de matières premières : Cela permet de lutter contre l’épuisement des ressources naturelles, telles que le pétrole pour les produits en plastique, la consommation d’énergie des processus de transformation et les émissions de décomposition des déchets.

Proposer des alternatives aux énergies fossiles pour les transports, le chauffage ou les usages industriels en transformant les déchets en source d’énergie locale : des matières organiques en biogaz aux déchets résiduels en électricité, vapeur ou combustible de substitution.

L’empreinte moyenne de CO2 par an :

  • 11,5 tonnes pour un citoyen français
  • 3.5 tonnes transport de personnes
  • 3 tonnes bâtiments
  • 2 tonnes alimentation
  • 1,5 tonnes transport de produits
  • 0,5 tonnes articles
  • 0,5 tonnes déchets
  • 0,5 tonnes espaces publics et infrastructures

Reprendre le contrôle de son impact : Les citoyens sont essentiels pour gagner cette bataille. Réduire les émissions de CO2, implique des actions individuelles. Chaque gestes compte.

En matière de mobilité : Réduire les déplacements en voiture ou en avion, promouvoir les transports doux comme le vélo et favoriser les transports publics.

En matière de biens et services : Encourager les solutions de partage et les systèmes de seconde main plutôt que les tout nouveaux produits ou les articles à usage unique. Dans l’accumulation de tous nos choix du type d’énergie que l’on utilise à son mode d’alimentation jusqu’au choix de rester informé et de s’engager pour l’environnement. L’engagement es indispensable pour déclencher un changement radical, des écogestes quotidiens aux choix de consommation.

Contraintes sur les ressources primaires :

  • Le bois est utilisé dans de nombreuse industries, en particulier pour le papier, les meubles et la construction.

  • Le phosphore, nécessaire au développement des plantes, est devenu essentiel pour les engrais agricoles intensifs.

  • Le pétrole brut est extrait du sol pour produire du carburant liquide (chauffage, transports) plastiques ou cosmétiques…

  • Le sable est utilisé dans la construction et l’industrie, pour produire du verre, des fibres et du béton.

  • Le gravier est essentiel pour l’urbanisation, utilisé comme agrégal dans le béton et pour la surface des chaussées.

  • Les métaux sont utilisés dans de nombreuses industries : bâtiment, électronique, cuisine, transport…

Epuisement des ressources :

  • l’étain en 2026
  • le zinc en 2027
  • le fer en 2042
  • le cuivre en 2044
  • le nickel en 2054

L’économie linéaire a suivi ce modèle, extraire, produire, consommer, jeter, pendant de nombreuses années. Il est essentiel que nous adoptions un paradigme radicalement nouveau basé sur l’économie circulaire de nos ressources naturelles de plus en plus rares.

De combien le volume de déchets urbains devrait-il augmenter d’ici 2050 ?

A moins que des mesures urgentes ne soient prises, les déchets mondiaux augmenteront de 70% d’ici 2050. Il est vital de l’empêcher, en créant des sites de stockages, de valorisation et de tri des déchets pour protéger la nature et préserver la santé. L’évolution des modes de consommation a multiplié les défis liés aux déchets, avec l’augmentation des activités industrielles dans tous les secteurs comme le plastique. 9 milliards de tonnes de plastique ont été produites depuis 1950 et il continu de croître chaque année. En 2018 nous étions à 360 millions de tonnes, l’évolution prévoit 500 millions de tonnes pour 2025 et 619 millions pour 2030. Défis lié à la consommation de masse et à l’obsolescence planifiée. 10 millions de sacs en plastique sont consommés chaque minute dans le monde.

Les déchets combinent désormais différents matériaux et composants, avec un caractère parfois dangereux et de taille variable. La collecte et la valorisation des déchets est un véritable défi sur les fronts financier, environnemental et sanitaire. Une grande quantité de déchets est encore actuellement mal géré, affectant l’environnement et la santé humaine. 40% des déchets mondiaux vont dans des décharges illégales ou non réglementées. La moitié de la population mondiale n’a toujours pas accès à une collecte régulière des déchets.

Les déchets affectent la faune. En plus des émissions toxiques, les animaux peuvent être blessés lorsqu’ils ingèrent des débris ou lorsqu’ils sont enchevêtrés, comme dans les filets de pêche perdus.

Les grands sites de décharge illégaux peuvent être source de maladies, d’explosion de gaz et de glissement de terrain importants, enterrant parfois les maisons et les personnes sous des tas de déchets. Les tas de déchets produisent du lixiviat, un “jus” qui contient des éléments toxiques issus des déchets déposés. Sans capture, il pollue le sol et contamine la source d’eau. De plus, la combustion des déchets pollue directement l’air par le dégagement de fumée. Dans les décharges ou dans la nature, lorsque les déchets se décomposent, ils libèrent des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, par exemple du méthane, du dioxyde de carbone ou de l’éthylène. Les déchets brûlés à ciel ouvert génèrent des émission de CO2. Les déchets solides rejetés de manière inappropriée peuvent s’accumuler et créer des bouchons dans les canalisations. Il peuvent modifier le débit des rivières, des ruisseaux ou des réseaux pluviaux et d’eaux usées… augmentant le risque d’inondations.

La stratégie zéro déchet doit faire apparaître une priorisation des activités pour maximiser les impacts positifs cela implique :

Prévention en réduisant par exemple les plastiques à usage unique. Réutilisation en encourageant la seconde vie des produits et des matériaux. Recyclage des matières, plastique, métal, nourriture… recyclons les tous. Récupération en utilisant les déchets pour produire du biogaz, de l’électricité, de la chaleur. Disposition en éliminant sûre en décharge et incinération sans récupération d’énergie.

Produire des matières 1ères secondaires en recyclant les déchets contribue à réduire les contraintes sur les ressources primaires :

  • Plastique (dérivés du pétrole consomme 8% de la production mondiale de pétrole) représente 5 barils de pétrole économisés par tonne de plastiques recyclés.

  • Sols et Gravats (le gravier des friches urbaines et le béton recyclé des gravats de démolition peuvent remplacer la matière première sous forme de granulats) représente 2 millions de tonnes de sols traités par an en Europe.

  • Bois (réutiliser et recycler les produits en bois usagé, contribue à prévenir l’exploitation forestière) représente 600000 tonnes de bois récupérées par an, notamment pour le BTP.

  • Verre (fait de sable , de carbone, de sodium et de chaux, le verre est recyclable à l’infini sans perte de qualité) représente 250000 nombre tonnes de verre recyclé produites en 2018.

  • Métaux (l’électricité et l’électronique, comme les téléphones, les réfrigérateurs… contiennent de l’or, de l’étain, du cuivre et de nombreux autres métaux) peuvent être valorisés.

  • Engrais (consommés tout au long de la chaîne alimentaire, des engrais tels que le phosphore sont présents dans les eaux usées ” urine et fèces”) 20% des engrais mondiaux pourraient être fabriqués à partir d’eaux usées une fois traitées de manière circulaire.

Verte puissante redonne aux déchet une seconde vie dans les énergies alternatives, réduisant ainsi la consommation de combustibles fossiles :

  • L’électricité peut être produite par la combustion des déchets et la transformation du biogaz des décharges ou en installant des unités photovoltaïques sur le toit de leurs usines.

  • Le biogaz est créé par la décomposition de matières organiques, telles que les déchets verts ou alimentaires, les boues d’épuration ou les déchets résiduels dans les décharges. Il peut être comprimé en carburant pour les véhicules, ou purifié en biométhane pour les réseaux de gaz naturel, ou même brûlé pour produire de l’électricité.

  • La chaleur peut être captée à partir des eaux usées ou des déchets brûlés, puis réinjectée dans des logements, des piscines ou même des serres pour la croissance des plantes.

  • Les combustibles solides constituent une alternative au charbon pour les industries à forte intensité énergétique. Comme les combustibles solides de récupération, produits avec les matériaux rejetés des processus de recyclage, ou les copeaux de bois, principalement à partir de déchet de démolition.

Innover pour récupérer les déchet perdus :

Les déchets mal gérés, déposés illégalement ou brûlés ont un impact négatif sur l’environnement. Il faut organiser leur capture et traitement. Même lorsque les déchets sont collectés, de nombreux pays n’ont pas encore la capacité de les traiter, conduisant à une mauvaise gestion. Il faut donc les orienter vers une gestion sûre et durable des déchets. Les faire passer d’une source de risque à une source sûr d’énergie et de ressources, réussir à allier efficacité environnementale et performance sociale. Des tonnes de matériaux peuvent être récupérées grâce à la mise en place de plateformes de compostage et de tri. La gestion des déchets toxiques, solides et liquides exige la plus grande précaution pour être éliminé et recyclé en toute sécurité cela exige les compétences de professionnels.

Pour récupérer les déchets envoyés dans la nature cela passe par : Nettoyage des berges et collecte des déchets par bateau. Collecter les déchets des réseaux d’eaux usées ou pluviales avant qu’ils n’atteignent les rivières. Développer des outils pour localiser et fermer des décharges isolées dans les forêt, les champs… souvent des déchets de construction. Lutter contre les déchets volants, avec des poubelles connectées contre les débordements, des stations d’apport volontaire et des actions de sensibilisation.

Minimiser nos propres déchets : Le top 10

Les articles à usage unique peuvent s’utiliser en quelques minutes, mais leur impact sur notre environnement peut durer des milliers d’années.

  • 1 Mégot de cigarette,
  • 2 Bouteilles et capsules de boisson,
  • 3 Enveloppeur alimentaire,
  • 4 Sacs plastique,
  • 5 Tasses et Couvercles à café,
  • 6 Pailles en plastique,
  • 7 Agitateurs et couvercles en plastique,
  • 8 Récipients en mousse à emporter,
  • 9 Cotons tiges en plastique,
  • 10 Ballons.

Tous ces produits ont des alternatives écologiques avec des produits réutilisables (métal, textile, bambou, verre…) ou au moins en matériaux biodégradables (papier, bois).

L’eau

L'eau source de vie

L’eau est la vie, où tout a commencé, lorsque les bactérie ont fait leur apparition il y a 3 milliards d’années dans les eaux des premiers océans. L’eau est essentielle à la vie. Composant plus de la moitié des corps humain, elle fournit de l’oxygène à notre système, et régule notre température. L’eau est intimement liée à nos sociétés, qu’il s’agisse du développement des villes, des processus industries ou de la production alimentaire. Mais elle ne doit pas être considérée comme acquise. Si l’eau est essentielle à l notre survie, elle est aussi menacée.

L’Eau Cycle Perpétuel :

L’eau est un cycle perpétuel, une succession de phase de phases au cours desquelles l’eau se transforme en différents états et en différents endroits. Dernièrement, le cycle de l’eau à commencé à se transformer, altéré par le changement climatique et par une exploitation excessive. Trop peu d’eau : Les réserve d’eau potable ont toujours été rare, alors où est le problème ? Les prélèvement d’eau dépassent la capacité de reconstitution des ressources. Il faut plus d’eau pour la subsistance et la production. Elle n’est pas toujours de qualité suffisante ou accessible.

Sécheresse

Réserve d’eau réduite par les risques de sécheresse. Avec le changement climatique, les sécheresses ont augmenté, certaines durent quelques jours, d’autres des années. La demande d’eau donc le prélèvement mondial d’eau est, toujours en constante, augmentation en raison de l’agriculture, de l’industrie et de la population. Lorsqu’un territoire prélève 25% ou plus de ses ressources renouvelable en eau douce, on dit qu’il est en situation de stress hydrique. Les pays en développement sont très vulnérables, avec une population élevé, une croissance alimentaire induite et un impact fort du changement climatique. Plus de la moitié des aquifères sont aujourd’hui en danger.

Inondation :

Exacerbées par le changement climatique, les inondations et précipitations deviennent plus sévères et plus fréquentes. Les pluies continues peuvent provoquer de fortes inondations, surtout en zone urbaine. D’ici 2050, 20% de la population mondiale sera menacée d’inondation. Les pluies excessives et la fonte des neiges en montagne peuvent provoquer des crues, 31 sur 33 capitales européennes se situent à proximité d’un fleuve ou lac. Les raz-de-marée, les vents violents et la montée des eaux renforcent les submersions marines. Les tempêtes côtières peuvent faire monter l’eau de plus de 6 mètres au dessus du niveau de la mer.

80 à 90% du plastique présent dans l’océan est le polyéthylène, un plastique largement utilisé pour les emballages

Pollution :

La pollution de l’eau demande de lutter contre les micropolluants, de contrôler les rejets d’eaux usées, d’assurer un environnement sain, de stopper la pollution plastique. Produire de l’eau durablement impose le schéma suivant : capter et nettoyer, potabiliser et distribuer. Des solutions rapides peuvent être apportées pour soutenir des stations d’épuration obsolètes, des réseaux incomplets, des situations d’urgence ou des zones isolées. 60% des plus grandes villes côtières, à l’échelle mondiale n’ont pas accès direct à des ressources en eau douce. Il existe pourtant des techniques de dessalement : l’osmose inverse pour éliminer le sel et les autres solides inorganiques dissous de l’eau de mer. Préserver la ressource en eau peut se traduire par le recyclage des eaux usées avec des solutions intelligentes par exemple la réutilisation des eaux usées, une fois traité pour l’irrigation des cultures. Des logiciels peuvent être mis à disposition pour permettre d’anticiper les crues soudaines, dans une ville et de surveiller la qualité de l’eau dans les réservoirs et les canaux. Les compteurs d’eau intelligent surveillent la consommation quotidienne, alertent en cas de fuites suspectes et aident les résidents à optimiser les habitudes de consommation d’eau.

Sensibilisation :

Prêt à réduire votre impact sur la consommation et pollution de l’eau douce ?

  • Identifier les fuite en surveillant son compteur régulièrement le matin et le soir. Réparer un robinet qui fuit peut permettre d’économiser jusqu’à 120 L par jour !
  • J’installe des aérateurs sur les robinets de la cuisine et de la salle de bain. Une pomme de douche à faible débit peut aider à économiser jusqu’à 75% de la consommation d’eau, en réduisant le débit mais pas la pression.
  • Je fais attention à ce que je mets dans les réseaux d’eaux usées. Je privilégie les produits d’entretien écologique, et apporte en déchèterie plutôt qu’à l’évier les huiles de cuisson, médicaments ou peintures…

Prêt à réduire votre consommation indirecte d’eau ?

  • Durée de vie : J’améliore la durée de vie de mes produits et je privilégie les matériaux recyclés.
  • Tissus durables : Je privilégie les textiles en coton, lin ou tencel, biologiques ou recyclés qui nécessitent moins d’eau et produisent moins de pollution et de microplastiques.
  • Alimentation à faible empreinte : Je réduis ma consommation de viande et de fruits à coque dont l’empreinte hydrique est très élevée.

Des projets peuvent être mis en place par des associations ou de simples citoyens car outre le nettoyage urbain et la collecte des déchets, encourager les habitudes de tri des citoyens et sensibiliser aux déchet sur les plages, les rivières et la mer est important.