Un danger pour la santé

Un danger pour la santé

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impact sur la santé

Polluants atmosphériques et gaz à effet de serre…même combat ? Les polluants atmosphériques, pour la plupart des particules invisibles et respirables, intègrent de nombreux polluants, dont certains gaz à effet de serre. Les deux sont liés et interagissent souvent.

La pollution de l’air est aujourd’hui le plus grand risque environnemental pour la santé dans le monde

Organisation mondiale de la santé , 2017

15000 le nombre de litres d’air qu’un adulte respire par jour. Les polluants actuels contribuent aux maladies cardiovasculaires aux maladies pulmonaires chroniques et aux infections respiratoires. 7 millions de décès par an dans le monde attribués à la pollution atmosphérique. La pollution de l’air tue plus que le paludisme, le sida et l’alcool. 5000 milliards de dollars, tel est coût de la pollution atmosphérique par an estimé par la Banque mondiale, équivalent au PIB du Japon.

Origines de la pollution atmosphérique. Les études se concentrent souvent sur les effets d’une pollution “combinée”, composée de nombreux polluants agissant en synergie.

  • PARTICULES FINES : PM

Origine : Combustion de combustibles fossiles dû aux activités industrielles, au transport automobile. Taille et composition variable : PM10 = moins de 10 micromètres , PM2.5 = moins de 205 micromètres Risques sanitaires : Pénétration pulmonaire, Altération de la fonction respiratoire globale.

Impact environnemental : Encrassement des bâtiments.

  • COMPOSÉES ORGANIQUES VOLATILES : COV

Origine : Principalement émis par la combustion de carburants ou l’évaporation de produits courants : peintures, colles, décapants, cosmétiques, solvants…

Risques sanitaires : Gène olfactif, Effet cancérigènes, Irritation variant selon le polluant.

Impact environnemental : Effet de serre, Formation de smog

  • LE DIOXYDE DE SOUFRE : SO

Origine : Combustion de matériaux fossiles tels que le charbon et mazout. Principal source : centrales thermiques, combustion industrielle.

Risque sanitaire : Irritation des muqueuses de la peau et des voies respiratoires.

Effet environnementaux : Pluie acide, Dégradation de la pierre et des matériaux.

  • DIOXYDE D’AZOTE : NO

Origine : Émis pendant les processus de combustion. Principales sources : transport 50%, industrie 20%. Risques sanitaires : Irritation bronchique, Aggravation de l’asthme, Infections pulmonaires.

Impact environnemental : Pluies acides, Formation de smog, Couche d’ozone endommagée.

Préoccupation mondiale :

Selon l’Organisation mondiale de la santé 9 personnes sur 10 donc 91% de la population mondiale vit dans des zones où la qualité de l’air dépasse les limites de l’Organisation mondiale de la santé. Des dépassements jusqu’ à 5 fois supérieurs à ces valeurs sont observés dans de nombreuses mégapoles à travers le monde.

Mesurer la qualité de l’air s’inscrit dans un cercle vertueux : Auditer, Traiter, Contrôler.

Aujourd’hui, plus d’une personne sur 2 vit dans les villes. En 2050, ce sera deux sur trois. La concentration urbaine fait de la qualité de l’air un enjeu majeur.

Des micro capteurs de haute technologie ont été installé dans de célèbres rues notamment dans la rue piétonne Paseo Bandera de Santiago au Chili. Alimenté par des panneaux solaires autonomes et sans fil, ils mesurent les principaux polluants atmosphériques. On s’efforce désormais de rendre les villes plus intelligentes, pour aider les autorités locales à adapter leurs politiques publiques.

En France à Renne, équipé de capteurs, les véhicules de collectes peuvent récupérer des données en temps réel pour améliorer les services urbains : qualité de l’air, pollution sonore, perte d’énergie des bâtiments…

Les ruches sont mis aussi à contribution 30% des colonies d’abeilles disparaissent en Belgique. Le suivi de la situation sanitaire des colonies d’abeilles fournit des indicateurs précieux pour analyser la pollution de l’air et identifier d’éventuelles mesures correctives.

Améliorer la qualité de l’air ambiante :

IP’AIR est une solution pour capturer les particules fines. Les appareils situés directement dans les stations de transports en commun, sont capables de purifier près de 10% de l’air d’une station par heure, tout en consommant des quantités d’énergie négligeables. Le traitement utilise un processus d’ionisation positif : injecter un faible courant électrique dans l’air, de sorte que les particules sont attirées comme des aimants vers les panneaux collecteurs. Imiter la nature pour purifier l’air.

Le puits de Carbonne, une colonne d’eau cultivant des microalgues, repose sur le principe de la photosynthèse. A l’instar des forêts, le puits absorbe les polluants atmosphériques tels que l’excès de CO2, les particules fines ou le NO2, et libère de l’oxygène en retour. En captant le carbone présent dans l’atmosphère, les algues se reproduisent et multiplient dans le puits, jusqu’à former une biomasse qui sera ensuite transformée en biométhane, une énergie verte qui peut être utilisée pour alimenter le réseau de gaz de ville.

Superviser la qualité de l’air et maîtriser l’empreinte olfactive des sites industriels demandent de se doter d’outils permettant une cartographie et un suivi de la pollution pour alerter et accompagner l’amélioration des politiques, tout comme combiner des approches techniques et collaboratives. Telles qu’un jury de riverains, définissant ensemble un niveau acceptable vis à vis d’odeurs d’usines.

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